GÉNÉALOGIE DE LA FAMILLE DE CHARPILLET

Renseignements généalogiques relevés par Michel BASTIEN  dont les originaux étaient détenus par son père Louis BASTIEN.

La dernière des CHARPILLET, Marie Elisabeth CHARPILLET,  par son mariage avec Benjamin JACQUET, donnera naissance,  entre autres,  à Marie Charlotte JACQUET qui,  par son mariage avec le premier Louis BASTIEN, ouvrira la lignée des BASTIEN,  dignement représentée par Elisabeth, Anselme et Louis BASTIEN, nos aïeux les plus proches. 

La généalogie des CHARPILLET est donc celle de notre grand père Louis BASTIEN, et la généalogie JULLIEN DE LA BOULLAYE est celle de son épouse, notre grand mère Marguerite PFULB

HISTOIRE ET ORIGINE DE LA FAMILLE DE CHARPILLET

A - CHARPILLET Jean

Arrive à Besançon en 1522. Il aura 4 fils :

 

B1 - CHARPILLET Pierre (Annexes 1)

B2 - CHARPILLET Antoine, leurs terres sont affranchies de tous droits et contrôles en 1522

B3 - CHARPILLET Hugues, Chanoine Curé de Servin, fondateur de la chapelle dite "des Charpillet"

B4 - CHARPILLET Claude 1er, épouse Isabeau GUERRIER, puis en 1551,  Guillaumette TOUBIN 

Il est anobli en 1531 par Charles Quint, qui fait remonter sa noblesse à 4 générations, peut être à cause de titres antérieurs. (Armoiries)

L'original du texte du document de Charles Quint, sur parchemin, existait dans les papiers de famille détenus par Louis BASTIEN, intendant militaire, puis par son fils Charles.  (Lire le document d'anoblissement - Annexes 2) 

Son fils Guillaume (C1) lui succède dans les titres. 

 

C1 - CHARPILLET Guillaume, écuyer et Seigneur de Lasnan en 1617, épouse Anne PETREMONT. Il décède en 1617. Il est enterré dans la chapelle des Charpillet  (cf  pierre tombale gravée). 

Il laisse de nombreux enfants : Jacques (1576) - Pierre (1580) -  Georges (1581 - D1)  - Pierrette (1583),  épouse François BELOT, docteur en droit - Françoise (1584) -  Louise (1585), épouse Adrien de MESANDAN -  Catherine et Marguerite (1587)  -  Marie (1589) épouse Nicolas de MESANDAN -  Pierre Paul (1589) -  Paris Jean (1591-1635), docteur en théologie, curé de St Sulpice de Beaulmes.  

La plupart des enfants sont morts en bas âge. Son fils Georges (D1) lui succède dans ses prérogatives.

 

D1 - CHARPILLET Georges (1581-1641), Docteur en droit, épouse Jeanne SONNET. Entre 1645 et 1641, période troublée en en Franche Comté, les biens des Charpillet sont vendus par décret (on en ignore la cause), les propriétés de Servin et de Lasnan passent en d'autres mains. Sa veuve vit à Lasnan  dans une modeste maison. 

Ils eurent 6 enfants : Claude Guillaume (E1) - une fille (?) - Denys (F1) épouse Hélène de BONNET à Chaumont (St Claude) - Hélène (1601-1690) épouse Denis SURIAN - Jean (1603) sous diacre en 1628 - Georges François.

 

E1 - CHARPILLET Claude Guillaume, né en 1609, épouse Claudine VERNERET dont il aura 3 enfants : Jeanne Françoise - Guillaume  - Gabrielle. 

Il meurt en combat en 1675 à Tillemont à la tête d'un détachement de Croates. 

Sa mort est relatée dans les annales du règne de Louis XIV. (Annexes 3) 

Avec lui, disparaît la branche aînée. La branche cadette quitte la région et hérite des titres personnels de la familles.

 

F1 - CHARPILLET Denys, fils de Georges CHARPILLET (D1), épouse Hélène de BONNET. On retrouve sa trace au pays de Saint Claude, où les Charpillet se sont réfugiés, délaissant la Franche Comté ravagée par les Huguenots. On lui connaît un fils Etienne CHARPILLET (G1).

 

G1 - CHARPILLET Etienne (1639- ?), épouse en 1677  Françoise GIRAUDET dont il aura 3 enfants : Angélique - Claude II (1680-1760) (H1) - une fille religieuse.

Il quitte Chaumont pour s'installer à Lyon comme professeur. Il se marie en 1677 dans la paroisse de la Platière. En 1687, il est le principal du collège de Beaujon. Un acte de vente passé en 1687, confirme qu'Etienne est bien le petit fils de Georges CHARPILLET et  de Jeanne SONNET (D1) et que les biens des Charpillet ont bien été confisqués et vendus par décret. 

 

H1 - CHARPILLET Claude II (1680-1760), fils d'Etienne (G1)

A la mort de ses parents, âgé de 22 ans, il quitte Lyon pour s'installer en Lorraine. Il poursuit ses études à l'Université de Pont à Mousson. En 1706, écuyer, il épouse, à Bruyères dans les Vosges,  Catherine DORIDANT, âgée de 23 ans, (Armoiries).

En 1716, il est avocat à la Cour de Lorraine, Conseiller en l'Hôtel de Ville, Tabellion Général. En 1721, il est assesseur en la Maréchaussée de Lorraine avec qualité de Lieutenant en la résidence d'Epinal. En 1723,  Lieutenant de Police. En 1735, il demande à être remplacé dans ses charge  par son fils Claude Louis. En 1739, Il devient Procureur du Roi en la Maréchaussée à Epinal. 

Il aura 6 enfants.

I1 - Jeanne Françoise, épouse BALLAND, avocat à Bruyères

I2 - Une fille, épouse Nicolas VALDAJOL, avocat, lieutenant de Louveterie 

I3 - Une fille, épouse le seigneur VENOT, avocat à Epinal

I4 - Barbe Thérèse, épouse le seigneur MARGUERITE, avocat à Epinal

I5 - Anne Marie Thérèse, décédée à 21 ans

 

I6- CHARPILLET Claude Louis (1713-1792), fils de Claude II CHARPILLET (H1)

Licencié en Droit (1735), il épouse en 1738, Anne Agnès PUY, fille d'un important magasinier d'Epinal, qui était aussi banquier des Princes Lorrains, dont il aura 4 enfants. Il hérite de la charge de Lieutenant de Police de son père (1750), puis de celle de Procureur du Roi en la Maréchaussée d'Epinal, transmise également par son père. Il décède en 1792 à l'âge de 80 ans. 

Voici ses 4 enfants :

J1 - Catherine François (1750-1820), épouse Charles PETITMANGIN, avocat

J2 - Charles Louis (1760-1841), avocat au Parlement de Nancy, épouse Marie Reine REMY (Annexes J2)

J3 - Agnès Thérèse (1754-1791), épouse François POINCARRE, Lieutenant Colonel de la Garde nationale

J4 - Anne Madeleine, Carmélite sous le nom de Mère Augustine

 

J2 - CHARPILLET Charles Louis (1760-1841) (lire un extrait de sa vie)

Avocat au Parlement de Nancy en 1781, il se marie en 1786 en l'église de Tomblaine de Nancy avec Marie Reine REMY,  âgée de 20 ans. Il aura de gros problèmes financiers dont il fut la victime.  A la mort de son épouse, il se remarie avec Elisabeth DE STEFEUDEN, originaire de Lorraine allemande. Aveugle sur la fin de sa vie, il décède en 1841.  De sa première épouse, il aura 6 enfants :

 

K1 - Louis (1787), mort à 1 mois

K2 - Une fille (1800) morte en nourrice

 

K3 - Charles dit "l'oncle aîné" (1789-1861), célibataire, préposé en chef des octrois de Rennes (1816), homme de lettres passionné de littérature (lire un extrait de sa vie - Annexes K3)

 

K4 - Pierre dit "le Cadet" (1792-1812), aide pharmacien à la 3ème division d'infanterie, il fait la campagne de Russie. Atteint de dysenterie lors de la retraite, il meurt en passant la Bérésina à la nage.

 

K5 - Louis  dit "Aimé" (1795-1872) fait la guerre d'Espagne, ce qui lui vaut la médaille de Ste Hélène. Ensuite représentant de soieries lyonnaises, il fait fortune, ce qui lui permet de vivre en rentier entre la prise des eaux en été (Spa, Baden) et sa maison de Nancy où il décèdera.  

 

K6 - Marie Elisabeth CHARPILLET (1797-1882), épouse en 1825 Louis Benjamin JACQUET, Professeur de Rhétorique. Elle naît à Nancy. Encore jeune au décès de sa mère, elle est adoptée par Madame NAQUARD (armoiries) née PITAT (armoiries).  De son mariage, elle aura 3 enfants dont deux sont victimes de la Typhoïde à Nancy en 1940.  Avec sa mort, disparaît la dernière des Charpillet.  (lire un extrait de sa vie - Annexes K6))

Ses 3 enfants :

 

L1 - Maria JACQUET (1829-1841), décède de la fièvre Typhoïde

L3 - Caroline JACQUET (1831-1841), décède de la fièvre Typhoïde

 

L2 - Marie Charlotte JACQUET (1835-1913), épouse Louis BASTIEN, (1828-1891) né à Pagny sur Meuse,  dont elle aura 3 enfants

Nos ancêtres les plus proches : Elisabeth, Anselme, Louis 

 

Maintenant, peut se poursuivre la  généalogie plus récente des familles BASTIEN.

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ANNEXES

 

1 - Histoire et Origine de la famille CHARPILLET

    La première pièce ou figure le nom des Charpillet date de 1517. Elle confirme que Pierre Charpillet et sa femme habitaient Servin (Doubs), mais à cette époque ils ne possédaient pas encore de terres en Franche Comté. En 1822, ses fils Pierre, Anthoine et Hugues Charpillet obtiennent affranchissement de tous droits, contrôles et macule de main morte. La chapelle de l'annonciation, dite "des Charpillet" est fondée dans l'église de Servin. Plusieurs membres de la famille Charpillet habitent Lanans et Servin (Doubs). 

    Jean Charpillet et son fils Claude arrivent de Genève, s'établissent en Franche Comté et se font naturaliser citoyens de Besançon. Ils exercent la profession de banquiers. Leurs armes semblent indiquer une origine helvétique.

    

Notice historique sur la Franche Comté :

    Après la mort de Charles le Téméraire en 1477, le duché de Bourgogne, fief masculin, retourne à la couronne de France. Le Comté, fief germanique, n'étant pas régi par la loi salique, reste aux mains de Marie de Bourgogne qui l'apporte par son mariage à Maximilien de Habsbourg Autriche. En 1493, Philippe le Beau en est le Comte. Charles Quint l'incorpore au cercle de Bourgogne en 1518. Il échoit à l'Autriche après le partage des états dont héritent Ferdinand 1er, frère de Charles Quint. Vont se succéder : Maximilien II, Rodolphe II, Mathias son frère, Ferdinand II, Ferdinand III puis Léopold 1er, dernier duc de la famille des Charles Quint.

    En 1668, Louis XIV fait la conquête de la Franche Comté. Obligé de la rendre la même année, il la conquiert définitivement en 1674. Le traité de Nimègue de 1678 lui en assure la possession.  

2 - Document d'anoblissement de Charles Quint

Charles Quint, par la grâce de Dieu, Empereur Auguste des Romains, de l'Allemagne, des Espagnes, Roi des Deux Siciles, de Jérusalem, de Hongrie, de Dalmatie, de Croatie, des Iles Baléares et Fortunées, de l'Amérique, Archiduc d'Autriche, Duc de Bourgogne, de Linbourg, de Luxembourg, de la Gauldre, de la Calabre, d'Athènes, de Néopatrie,de Wütemberg, d'Alsace-Comté d'Asturie, de la Flandre, du Tyrol, de Barcelone, de l'Artois, de Bourgogne, du Comté Palatin du Hainaut, de la Hollande, de la Zélande, de Ferreti, de Riburgie, de Namur, du Roussillon, de Céritaine, de Zuphanie, Landgrave d'Alsace, Marquis de Burgovie, de Lauristanie, du germanique et sacré Empire Romain, Prince des Suèves, de Catalogne, Seigneur de Frises et de Biscayes, de Malesme, de Saline, de Tripoli, de Mecklembourg,

A notre cher et fidèle sujet de l'Empire Claude CHARPILLET, citoyen de Besançon, notre grâce impériale et tout bien,

Quoique nous soyons portés à favoriser nos sujets et ceux de l'Empire et que nous désirions leur rendre des honneurs et des distinctions méritées; cependant nous croyons devoir distinguer par des grâces et une bienveillance singulière ceux desquels nous avons reconnu et éprouvé la fidélité envers notre personne et notre Empire. Comme nous avons remarqué ton courage et ton dévouement à nos intérêts, dans les bons services, que tu nous a rendus jusqu'ici; comme d'ailleurs tu t'es toujours montré prompt à te porter partout où le bien de notre service l'exige, nous t'avons jugé digne de notre bienveillance et de nos libéralités particulières.

C'est pourquoi de notre propre mouvement et de notre pleine science, après en avoir délibéré, et d'après les conseils éclairés des Comtes, des Barons, des Seigneurs et des autres fidèles nobles de notre Empire, et par notre entière puissance impériale, nous avons fait, établi et créé,

toi Claude CHARPILLET

et tes enfants de l'un et de l'autre sexe, tant nés qu'à naître, leurs héritiers à perpétuité, nobles de notre Empire, et nous t'avons décoré du grade, du rang, des titres et des armes de la Noblesse.

Comme par la teneur des présentes, nous faisons, nous créons, nous établissons, nous élevons, nous distinguons toi, sorti de la classe ordinaire, noble et comme issu de noble race, et nous voulons que vous soyez dits, nommés, réputés et regardés comme Nobles par tous et par chacun de quelque rang, de quelque condition et de quelque grade qu'il soit. 

Arrêtons et statuons, par notre présent édit Impérial que désormais toi, Claude et tes successeurs, tant dans les terres de notre dépendance, qu'ailleurs dans les choses spirituelles et temporelles, sacrées et profanes, quelqu'elles soient, quand même elles seraient telles qu'on dût en faire une mention spéciale dans les présentes, vous puissiez et vous deviez jouir, vous servir, et vous réjouir de tous et de chacun des privilèges, des honneurs, des grâces, des dignités, des charges, des emplois, des libertés, distinctions et indults, desquels les vrais nobles de quatre générations se servent et jouissent, et auxquels ils sont admis, reçus, soit par l'habitude, soit par le droit. 

Et afin que l'Etat de Noblesse ressorte avec plus d'éclat chez toi, Claude CHARPILLET et tes descendants, nous t'accordons les armes, les insignes dont suit l'explication; savoir : Une bande d'or ou jaune croisée, tirée de la partie supérieure à droite à la partie inférieure à gauche; l'écu est divisé en deux parties, celle inférieure à droite renferme une croix oblique, blanche ou argent, vulgairement appelée croix de St André, la partie supérieur contient un croissant de la même couleur blanche ou d'argent renversée. Sur l'écu est un casque ordinaire fermé de bandelettes et surmonté d'un diadème orné de festons d'or ou jaune et de couleur rouge. Sur le cimier, entre deux palmes noires étenduées, on voit un croissant qui brille de la même couleur que celui de l'écu.

Lesquelles armes telles qu'elles sont peintes dans le milieu des présentes, nous avons données, concédées, accordées, et par la teneur de ces lettres, donnons, concédons, accordons, arrêtons que désormais vous aurez et vous porterez les susdites armes, insigne de vraie noblesse, partout où vous serez, dans tous les actes, actions et expéditions honnêtes et décentes comme c'est la coutume des nobles ayant armes, tant dans les jeux que dans les choses sérieuses, dans les tournois, les joutes, les guerres, les duels et les combats singuliers, sur toutes les bannières, vêtements, anneaux, enseignes, sceaux, tombeaux, monuments, châteaux, selon votre bon plaisir, afin que vous soyez aptes à jouir, à posséder les honneurs, les exemptions, les libertés, les privilèges, les fiefs, les emplois, les charges réelles personnelles, et être investis des droits, des coutumes, des armes, des distinctions dont jouissent de droit les autres nobles de notre Empire, sans contradictions, empêchements.

Qu'en conséquence, il ne soit permis à personne, d'enfreindre cet édit de création, concession, érection de Noblesse émanée de notre grâce et de notre volonté, ou d'y contrevenir par quelque acte de témérité. Si quelqu'un était accusé d'y avoir attenté, il encourera toute notre indignation impériale et sera condamné à une amende de trente marcs d'or pur toutes les fois qu'il y contreviendra. Nous arrêtons que la moitié de ces trente marcs d'or sera dévolue à notre trésor impérial et l'autre moitié, sans aucune remise, à la partie offensée. Pour la sanction de ces lettres, nous les avons signées de notre main, revêtues de notre sceau impérial.

Donné dans notre ville de Gand, le dernier jour du mois d'avril, de l'an quinze cent trente et un, de notre Empire le onzième, et de nos autres règnes le seizième.

3 - Quelques informations complémentaires sur la vie de nos anciens ...

La mort de Claude Guillaume de CHARPILLET

Annales du règne de Louis XIV : "Les démolitions de Saint Trou se trouvant achevées, le roi en partit à la pointe du jour et marcha jusqu'à Longhom, d'où il détacha le St de la Fine, Lieutenant des gardes du corps, avec deux escadrons, pour savoir des nouvelles des ennemis. Il rencontra proche de Tillemont un parti de 150 de leurs Croates sous la conduite du baron de Charpillet, Lieutenant Colonel de son Altesse d'Orange. Ils se défendirent quelques temps, mais à la fin, il furent presque tous tués, entre lesquels furent le baron Charpillet et le cornette major."

Retour au texte

 

J2 - CHARPILLET Charles Louis (1760-1841)

    En 1790, il reçoit en partage un lot d'immeubles  venant de ses parents. Malgré sa fortune et ses immeubles, il a des difficultés car les temps sont difficiles. Il doit engager ses immeubles contre des assignats. Il perd aussi 30.000 F (somme énorme pour l'époque) dans une affaire montée par des juifs. Il se retire dans une campagne isolée : l'ermitage Sainte Marie du Reclus, où il s'occupe d'agriculture. 

    Pendant la révolution, bien que monarchiste, il sait se plier aux circonstances et se ménage des intelligences dans les différentes fonctions, en rendant service à tous. Comme il le dit lui-même "il peut ainsi, non seulement échapper au glaive et au gibet, à l'arrestation, mais encore sauver des amis, des proches, des prêtres, des émigrés, arracher à la guillotine son propre neveu et un représentant qui n'avait pas voté la mort de Louis XVI"

    Homme, bon et serviable, Charles Louis Charpillet,a risqué sa vie pour les proscrits. Il a souvent prêté de l'argent, espérant à tort rentrer dans ses fonds. Sa femme Marie Reine Remy, bonne, charitable et énergique, essaye toutefois d'empêcher les spéculations de son mari. Elle meurt à 41 ans d'une maladie de foie.

    A la mort de sa femme, Charles Louis Charpillet vend sa maison, y compris les portraits de famille. Il trouve alors un petit emploi dans l'arrondissement de Strasbourg. Son fils aîné, qui travaille au Ministère des Finances, et avec l'aide du cousin Poincarré, le fait nommer chef d'atelier à la manufacture impériale des tabacs de Lyon (1811). 

    Il se remarie avec Elisabeth de Stefeuden, originaire de Lorraine allemande. Il devient aveugle à 80 ans et meurt en 1841 alors qu'il revenait d'un voyage à Nancy.

 

K3 - CHARPILLET Charles (1789-1861)

 

    Charles Charpillet dit "l'oncle ainé" né en 1789, est resté célibataire. Atteint par la petite vérole, il en garde un tremblement gênant. Il est préposé en chef des octrois de Rennes en 1816, et ce pendant 34 ans. Il s'occupe de littérature : membre de la Société Littéraire d'Emulation, de la Société d'Archéologie Lorraine, de l'Académie de Stanislas, etc... Il est l'auteur de plusieurs mémoires relatifs aux octrois, de discours en vers et en prose, d'une nouvelle, de conférences d'économie politique. Il meurt en 1861 de la maladie de la pierre.

 

K6 - CHARPILLET Marie Elisabeth (1797-1882)

 

    Elle naît à Nancy, rue de la Révolution, anciennement rue des 4 églises. Sa mère Marie Reine Rémy meurt alors qu'elle est encore bien jeune. Madame Naquard, née Pitat et Madame Liot née Poincarré, se disputent sa possession. Le Conseil de famille la confie alors à Madame Naquard qui meurt en 1810. Son époux se remarie, et sa nouvelle épouse reste en grande amitié avec sa pupille à Toul.

    Elle se marie en 1825 avec Louis Benjamin Jacquet, professeur en rhétorique, qui appartient à une vieille famille ruinée. Le ménage qui a deux enfant, vit avec l'oncle aîné et avec la tante Sophie. En 1835, alors qu'elle attend son troisième enfant, son mari fait une menace d'attaque d'apoplexie, l'obligeant à cesser ses travaux. Il postule et obtient alors un poste d'inspecteur primaire du département de la Meurthe.

    En 1835, naît Marie Charlotte. En 1840, une épidémie de fièvre typhoïde survient à Nancy. Toute la famille est touchée. Les deux filles aînées Maria et Caroline en décèdent. Marie Charlotte et ses parents en réchappent. 

    Louis Benjamin Jacquet demande sa retraite en 1856. Il meurt en 1858. Marie Elisabeth va donc habiter chez sa fille aînée, à Belfort. Elle décède en 1882. La dernière des Charpillet vient de disparaître.

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